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Nouveaux projets professionnels

2 Mar

Nathalie SallesDepuis le mois de janvier 2014, je n’anime plus mon blog suite à de nouveaux projets professionnels.
Néanmoins, il reste en ligne avec tous les sujets traités qui demeurent des références-clés sur l’emploi.

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Entre le marteau et l’enclume

26 Nov

L’arrivée matinale du flot de chômeurs, présents bien avant l’ouverture de l’agence, rythme le documentaire.

POLE_EMPLOI_NEW_13-11Le documentaire « Pôle emploi, ne quittez pas » a été réalisé par Nora Philippe qui a posé les caméras de son équipe durant 3 mois dans une agence pôle emploi de Seine-Saint-Denis, une immersion totale sans commentaire. 

Ce documentaire témoigne à la fois des conditions de travail difficiles des conseillers du pôle emploi et de la situation précaire des demandeurs d’emploi face à un marché du travail sclérosé.

Quelle que soit sa place, chômeur ou agent de Pôle emploi, d’un côté ou de l’autre du miroir, la souffrance, la frustration et l’agacement sont quotidiennement ressentis.

La directrice de l’agence

La directrice de l’agence est prise entre l’enclume de la Direction générale de Pôle emploi du Cinétic et le marteau qu’elle utilise sur ses collaborateurs. Face à la pression et à l’absurdité managériale du siège, elle a conscience de demander l’impossible aux conseillers. Elle essaye de maintenir le cap dans cet environnement kafkaïen.

Elle subit également cette absurdité quand le siège lui demande un travail à 16h20 par courriel à rendre pour 16H30. La nuit tombe derrière la Directrice qui s’affaire et qui a bien évidemment écouler les 10 minutes offertes par la Direction générale.

Les conseillers (ières)

La majorité des conseillers sont des conseillères. Certaines nous touchent par leur engagement, discutant pendant leur pause du sort de « leurs » demandeurs d’emploi en essayant de trouver des entreprises pour les placer.

Ces conseillères ne sont pas dupes du nouveau plan stratégique Pôle emploi 2015 avec le nouvel accompagnement plus personnalisé du demandeur d’emploi, un nouveau suivi et surtout une soi-disante marge de manœuvre plus large pour les conseillers de Pôle emploi. Elles ont l’expérience des portefeuilles surchargés et refusent un portefeuille de 70 demandeurs d’emploi qui rend impossible un suivi convenable, de la continuité dans la relation avec les demandeurs d’emploi, ne prenant pas en compte tout l’administratif du back-office à traiter. Avec toute leur bonne volonté, elles ne peuvent pas réaliser la mission d’accompagnement du demandeur d’emploi qui leur incombe officiellement.

Face à leur désarroi institutionnel, elles plaisantent sur le foisonnement des acronymes en perpétuel changement. En plus d’être au chômage, elles ironisent sur le fait d’être un DE sans MEC, c’est-à-dire, sans Mise en Contact. Ce MEC laisse ainsi place au dernier MER, Mise En Relation. Mais combien de personnes travaillent à Pôle emploi pour créer, modifier ces acronymes, encore une cellule obscure dédiée légitimant un « poste de travail » avec une « charge de travail ».

Leur attitude contraste avec la conseillère qui accueille chaque jour les demandeurs d’emploi. A peine sa journée de travail commencée, cette personne se plaint peut-être à la caméra qu’elle n’a pas oubliée mais également au demandeur d’emploi suivant dans la file d’attente ! A la fin du reportage, son CDD de 6 mois terminé, elle conclut sans élégance qu’elle n’est pas faite pour le « social ».

Comment Pôle emploi peut-il se tromper sur le recrutement de ce posté clé, ce poste stratégique qu’est l’accueil des demandeurs d’emploi ? Face à des personnes au chômage, dans une situation précaire et incertaine, subissant constamment les dysfonctionnements de ce service public, Pôle emploi doit impérativement recruter une personne sachant trouver le bon canal de communication et comprenant les enjeux économiques et sociaux actuels.

Mais la cerise sur le gâteau est la conseillère de la plateforme téléphonique du 39 49, un exemple de discourtoisie, de mépris envers la demandeuses d’emploi qui souhaite connaître l’avancement du traitement de son dossier. La conseillère présente un désintérêt total pour son travail. Bien que la conseillère n’ait pas l’information sur le dossier de la demandeuse, qui n’est pas instruit et qui est dans les limbes de Pôle emploi, elle doit le respect à cette personne.

Les demandeurs d’emploi

Le demandeur d’emploi est présent dès l’ouverture de l’agence mais n’est pas accueilli avec respect. Il n’est pas non plus accompagné dans sa recherche d’emploi. Il apparaît malmené. Les conseillers qui les reçoivent en entretien ne parlent ni de CV ni de compétences de manière concrète, en testant par exemple le niveau d’anglais d’un demandeur pour l’évaluer. Les conseillers remplissent les cases du logiciel informatique et leurs tableaux de bords.

Quant à la prospection en entreprise, absente du reportage ou absente de l’agence qui n’a plus le temps de géré cette problématique ?

Informatique en panne, nouveau logiciel, nouveau joujou de la DSI sans délai de prévenance des conseillers de l’agence, absence d’un conseiller à remplacer au pied lever sans avoir son expertise, c’est aussi cela le quotidien du pôle emploi.

Au final, ce reportage vérité n’est pas une énième façon de piéger la Direction générale de Pôle emploi mais un regard qui devrait alerter les pouvoirs publics. A l’écoute des témoignages du personnel de l’agence, on comprend que la fusion n’est pas digérée, que les conseillers ne sont pas passés à l’étape suivante et que la Direction générale ne leur en donne pas les moyens.

Pôle emploi n’est pas un service public, Pôle emploi est une coquille vidée de l’expertise de l’ANPE et des Assédics.

Arrêtez de vous auto-satisfaire, là-haut, dans les strates chauffées du Cinétic et de vous cacher derrière l’interdiction de la diffusion de ce reportage dans l’agence ?

Quelle est votre efficience avec un budget de fonctionnement de 5 milliards d’euros ?

Vous appelez les demandeurs « clients » mais la Direction générale de Pôle emploi est loin d’assurer un service client digne de toute entreprise !

Pour aller plus loin :

Un autre regard sur l’emploi : série de portraits

15 Nov

Une série de portraits de gens sur leur lieu de travail, un autre regard est posé sur le monde de l’emploi, le regard de delphinE Le Berre, photographe.

Le décryptage de l’actualité sociale et politique à coup de textes législatifs, de rapports ou de déclarations politiques laisse place à une parenthèse silencieuse et intense.

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Tout réside dans leurs regards, leurs sourires : ceux de Stéphanie, Vanessa, Fabien, Carole, Pierre, Florian, Benjamin, Cédric, Christian, Florence, Eric, Vincent, Robert, Jean-Paul, Nolwenn, Charline, Yann, Joseph, Jérémy, Jonathan, Jean-Claude, NataCHA, BarbaRA, Pathé, Chris, Didier…

Un regard sur l’emploi, un regard sur différents métiers, un regard touchant, un regard réaliste. Les sentiments se mêlent, joie, dureté ou incertitude du quotidien, salariés et entrepreneurs, conscients d’avoir un emploi ou conscients d’exercer leur passion.

Ces images ont été prises à Paris, à Montreuil et en Bretagne. Pour delphinE Le Berre, ce sont des rencontres de gens merveilleux, très ouverts et parfois timides.

« Le point commun à tous ces gens, c’est l’envie de présenter leur travail et d’expliquer ce qu’ils font. Au départ, je viens leur voler du temps et leur image. Et puis au fil de la discussion, ils se rendent compte que je les prends en considération, que ce qu’ils font m’intéressent. Je crois qu’ils ont tous été fiers que je vienne les voir et que j’ai eu envie de les prendre en photo. »

BarbaRA, Artisan-commerçante Décoration de la maison et Univers de l'enfantNataCHAPierreJean-Claude, CoiffeurJonathanCarole
JérémyFabienJoseph_MG_4626Vanessa, Chef de projet développement packaging_MG_4601
YannStéphanie, Chef de projet packaging parfumsCharlineNolwennJean-Paul, BoulangerRobert, Restaurateur
_MG_4326_MG_4315Vincent, PhotographeEric, PhysicienFlorence, Gestionnaire administrative et financièreChristian, Superviseur d'effets visuels

Les Gens au Travail par delphinE LB, un album sur Flickr.

delphinE Le Berre

Sa devise « Dans la vie, c’est mieux de faire ce que l’on aime » et elle l’applique depuis toujours. « Alors, des Beaux Arts à l’école nationale supérieure Louis Lumière, j’essaie de faire rentrer l’image dans ma vie, comme mode de vie ».

Après avoir travaillé 5 ans au Laboratoire Magenta, delphinE Le Berre décide de voler de ses propres ailes en retouchant les photos des autres et en s’adonnant à la photographie, à la photographie, à la photographie…..passionnément.

delphinE LB, c’est aussi : delphinelb.com 

  • Light Explosion au BIOP : Depuis janvier 2011, certaines images de la série « Light explosion » sont visibles en grand dans les couloirs du BIOP à la Bourse de Paris
  • Expo C_42 : le showroom Citroën sur les champs Élysées a accueilli l’expo « Family is Fun » de juillet à septembre 2010.
  • Mes images chez Getty : Certaines de ses images sont rentrées dans la mythique (et énorme) stock d’images de Getty.
  • Catalogue Cha et Ra : Natacha et Barbara habillent les chambres de nos petits anges. Des couleurs chouettes, des matières toutes douces, du bio … Et en plus l’atelier déniche pour les mamans des pépites créées par d’autres. Une caverne d’Ali baba à découvrir.
  • Catalogue été 2010 No Kidding : Stéphanie crée des vêtements pour les enfants qui bougent, agréables et funkys.

Coup d’envoi des rencontres informelles au Medef

29 Oct

Hier soir, au siège feutré du Medef, Pierre Gattaz a organisé une première rencontre informelle avec des entrepreneurs, attachée parlementaire, bloggueurs et twittos pour évoquer sa vision de l’entreprise, son combat pour réformer le pays en profondeur et pour nous transmettre son « obsession de l’emploi ».

Très pragmatique, Pierre Gattaz débute cet échange en nous montrant un produit de sa gamme aéronautique qui a été mondialement vendu par son entreprise Radiall qu’il dirige depuis 20 ans. Le secteur R&D de Radiall a d’ailleurs été récompensé à la fois par Airbus et Boeing comme meilleur fournisseur de l’année. Radiall est classé parmi les 100 meilleurs équipementiers aéronautiques mondiaux. Par cet exemple très concret, le président du Medef met en condition son assistance pour croire en toutes les capacités dont regorgent nos entreprises. Le champ des possibles est devant nous.

Passionné, volubile, on sent que Pierre Gattaz se retient de mettre en un grand coup de pied dans la fourmilière de cette France timorée, sclérosée, emprisonnée dans des processus de travail rétrogrades.

Des réformes structurelles sont nécessaires et urgentes à la France afin de diminuer son déficit public et de créer de l’emploi. Pierre Gattaz évoque à plusieurs reprises qu’il ne faut pas attendre d’atteindre 15% de chômage en France et que cela provoque une nouvelle révolution française.

Pour se faire, Pierre Gattaz nous explique tous les leviers possibles pour créer de la croissance, des richesses et par conséquent des emplois.

En premier lieu, il évoque le « Pacte pour l’alternance » avec ces 11 propositions opérationnelles auxquelles globalement j’adhère. En effet, il serait temps que l’Education nationale ne soit pas uniquement un lieu pour acquérir un socle commun de connaissances mais doit également être un lieu de transmission des savoir-faire en étant en lien avec l’entreprise. Il est temps de créer des passerelles avec le monde de l’entreprise comme c’est le cas en Allemagne et de valoriser l’apprentissage.

D’ailleurs, le Medef propose d’augmenter de 4,15% les effectifs dans les entreprises pour atteindre 580 000 jeunes en apprentissage. Cette hausse de l’apprentissage ne peut se faire que sous la condition de modifier à la fois le pilotage et le financement de la formation professionnelle. Ces propositions seront-elles intégrées à la réforme de la formation professionnelle, à défaut d’avoir été pensées par V. Peillon dans sa loi de Refondation de l’école de la République ?

Pierre Gattaz apporte également des précisions sur la lettre du Medef envoyée aux chefs d’entreprises adhérents leur demandant de participer à la création d’un million d’emplois en 5 ans, ce qui correspond à une baisse du taux de chômage à 7% d’ici 2018. La création d’un million d’emplois n’est bien entendu possible que si les conditions nécessaires, à savoir la stabilité fiscale, la simplification des démarches des entreprises…, sont réunies grâce à de nouvelles décisions gouvernementales.

Au vu du désœuvrement du service public de l’emploi, le Medef pourrait-il utiliser sa plateforme sociale « 2020 – Faire gagner la France » pour agréger les offres d’emploi des entreprises adhérentes au Medef ? Ce serait un moyen très concret pour que l’emploi ne soit plus un mot mais un acte.

Enfin, Pierre Gattaz martèlera comme durant l’Université d’été du Medef la nécessité de :

  • simplifier les codes, les 400 000 normes en instaurant le principe du « One in two out »
  • réduire le déficit public qui va atteindre 95% du PIB
  • réduire le déficit du commerce extérieur
  • revoir l’organisation en millefeuille des administrations qui a créé des doublons inutiles dans les emplois de fonctionnaires
  • supprimer l’ISF
  • supprimer la taxe à 75% sur les revenus
  • améliorer davantage la flexibilité et l’employabilité des salariés…

Interrogée par mes soins sur la nécessité d’avoir une stabilité fiscale pour les entreprises qui leur permettrait de sécuriser leurs investissements et par conséquent de créer des emplois, Pierre Gattaz est favorable à une règle d’or fiscale stabilisée durant 5 ans et sans rétroactivité possible sur les dispositifs. En effet, chaque année le budget est voté à l’assemblée créant de nouvelles taxes, en supprimant d’autres, en les modifiant et même en créant des « contre-taxes » pour faire avaler la pilule aux entrepreneurs. Le Medef se bat contre cette instabilité et notamment a fait reculer le gouvernement sur l’EBE. Il continue actuellement ses combats comme celui sur l’écotaxe qui vient d’être suspendu ce matin par Jean-Marc Ayrault qui précise en conférence de presse que « suspension n’est pas suppression ».

La dernière question de cette rencontre que j’ai pu lui poser concernait la renégociation de la convention d’assurance chômage début 2014. Le Medef maintient-il sa position de rendre les allocations chômage dégressives et d’en diminuer le montant afin de financer les droits rechargeables institués par l’ANI du 11 janvier 2013 et pour inciter davantage le retour à l’emploi ?

Pierre Gattaz a récemment déclaré qu’il ne fallait pas repousser indéfiniment « le tas de sable » des déficits des organismes paritaires. Il en relève de la responsabilité des partenaires sociaux. Cette dégressivité des allocations chômage participerait-elle également à la diminution du déficit de l’Unedic qui devrait atteindre 22,3 milliards d’euros en 2014 ?

Sa réponse ou plutôt non-réponse est « Pas de doctrine ». J’aurais voulu poursuivre cet échange en évoquant le cas très concret d’une chômeuse, c’est-à-dire le mien. Je ne pense pas que la dégressivité des allocations chômage me permettrait un retour plus rapide sur le marché du travail. Très peu d’annonces d’emploi sont diffusées par le service public de l’emploi et par les jobboards. Concernant le community management ou la communication digitale, il y a pléthore d’offres de stage mais très peu d’offres d’emploi très réalistes maîtrisant les métiers du web dans leur énoncé. Je suis chômeuse de longue durée et ne me complet nullement dans le fait de percevoir les allocations chômage. Je trouve que cette situation est plutôt dévalorisante socialement et handicapante pour assurer une vie convenable à ma famille.

Pour aller plus loin :

« Paris pour l’emploi » : je ne parie plus pour un emploi !

7 Oct

Vendredi je me suis rendue à la 11ème édition du Forum de recrutement « Paris pour l’emploi » place de la concorde. D’un pas léger, armée de CV, bien déterminée à échanger enfin avec des recruteurs laissant place à la recherche d’emploi virtuelle et froide.

IMAG0737Arrivée avant 9H00, la foule se presse déjà, un long flux de costumes, de robes mais aussi de jeans-baskets se dresse jusqu’au jardin des tuileries. Ce fleuve de chômeurs est assez démoralisant et renvoie à la situation quotidienne difficile de ces personnes, à leur précarité, à ma précarité.

9H05 la masse bouge, obéissante sans bousculade. Un café d’accueil est proposé. Les chômeurs remontent un tapis rouge, notre festival de Cannes du CV que je tends afin qu’il soit numérisé. Numérisé pourquoi ? Aucun agent ne précise la finalité de cet acte, une diffusion sur des écrans, une CVthèque consultable à postériori par les recruteurs ? Tel le chien de Pavlov, je m’exécute et jette cette bouteille à la mer.

En amont, j’avais préparé ma visite en imprimant le fameux PDF sur carrefouremploi.org . Ce sera « Communication, média et multimédia », « multimédia », ce terme s’utilise encore ? Ah oui, je me doutais que le code ROME de Pôle emploi n’était pas loin pour organiser ce listing de l’emploi.

Je suis donc opérationnelle : j’ai le plan, ma liste des stands, mon bloc pour le débrief de chaque entretien. Je commence et je me casse le nez sur la section Handicap, strictement réservée aux candidats handicapés. Là, je suis coupable, je n’ai pas fait assez attention, je pensais que le recrutement se faisait de manière mixte sans distinction au vue de l’OETH. Pour moi, nous sommes tous des candidats et l’accessibilité handicapée du salon devrait être pensée dans son intégralité et non pas limitée à un espace.

Avec mon erreur, je peux donc barrer 10 stands à visiter.

Ensuite, je me casse à nouveau le nez car la liste des écoles de formation et des entreprises est mélangée. Il est précisé sur la brochure « Offres d’emploi et de formation par métiers » mais un distinguo pourrait être créé, un espace « métiers » et un espace « formation ».

Ces petits désagréments n’entachent pas mon moral et je remonte les allées avec enthousiasme tels les touristes faisant un jeu de piste dominical dans les rues de Paris.

Concrètement, je n’ai transmis que deux CV, une entreprise « Paris Initiative entreprise » recrutait bien un « animateur réseaux sociaux » pour janvier 2014 et LFP Intérim pourtant répertoriée dans « assistant de communication ; responsable de la communication » ne recrutait pas dans ce domaine. Elle était spécialisée dans le luxe. J’ai insisté en disant que les entreprises spécialisées dans le luxe pouvaient avoir des besoins dans leur communication.

Le groupe Casino était également listé dans la Communication, mais recherchait uniquement un boucher, un poissonnier, un responsable d’exploitation logistique…cherchez l’erreur !

La cerise sur le gâteau est la présence d’Emploipublic.fr dont les clients n’étaient pas présents sur le stand et qui ne prenait aucun CV. La personne présente m’a tendu une plaquette « Jeune diplômé cherche le job de sa vie dans la Fonction Publique » en me disant de candidater via le site internet. Jeune diplômée, je ne le suis plus et devenir fonctionnaire en aggravant la dette de l’Etat n’est pas forcément le job de ma vie.

Ce forum de recrutement n’était-il pas l’occasion de basculer dans l’IRL, de rencontrer les recruteurs et d’humaniser la recherche d’emploi ?

Je suis très déçue par ce salon qui n’est en fait qu’un dépôt-minute de CV assez désorganisé, notamment pour les métiers de la communication et du web.

Que je postule de chez moi ou du salon, le résultat est le même.

Nota bene : des petites tables d’appoint auraient été utiles pour pouvoir écrire des notes, des débriefs après chaque entretien.

Bilan : retour à la case départ de la recherche d’emploi dès 10H30 !

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