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Formation professionnelle : Compte personnel de formation

23 Déc

Les partenaires sociaux, après d’âpres négociations, sont parvenus à un projet d’accord sur la formation professionnelle. La CGPME et la CGT n’ont pas signé l’Accord national interprofessionnel du 14 décembre 2013 relatif à la formation professionnelle. Une des clés de voûte de cet accord est la confirmation du compte personnel de formation créé par la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013. Il entre en vigueur à compter du 1er janvier 2015.

FormationLogoLe compte personnel de formation (CPF) a pour objet de donner à chacun les moyens d’évoluer professionnellement et de sécuriser son parcours professionnel, notamment en progressant d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle ou en obtenant une qualification dans le cadre d’une reconversion.

Il remplace le DIF et attache de nouveaux droits à la personne elle-même et non à son statut de salarié ou de demandeur d’emploi.

Le CPF peut être ouvert à partir de l’âge de 16 ans. Il est portable, permettant aux personnes de conserver leurs droits, pour les salariés qui changent d’emploi ou qui alternent fréquemment périodes d’emploi et de chômage.

Le compte personnel de formation est utilisable par le salarié et par le demandeur d’emploi, indemnisé ou non.

Il est alimenté dès lors que la personne est salariée et jusqu’à son départ à la retraite. Les heures acquises au titre du DIF seront transférées dans le CPF dans la limite de 150 heures.

Ce crédit d’heures est calculé à due proportion du temps de travail sur la base de 20 heures par an pendant les six premières années, puis 10 heures par an pendant les 3 années suivantes pour les bénéficiaires d’un contrat à durée indéterminée à temps plein, soit 150 heures en neuf ans.

Néanmoins, en cas de faute lourde, les heures portées au crédit du CPF au titre de l’exécution du contrat de travail qui a donné lieu à licenciement pour ce motif sont débitées du compte.

Chaque personne a connaissance du nombre d’heures crédité sur son compte en accédant à un service dématérialisé d’information dédié. Les informations relatives à l’utilisation du compte, notamment le nombre d’heures mobilisées, sont validées par le financeur, à chaque utilisation.

Les formations éligibles

Les formations éligibles au compte personnel de formation sont obligatoirement des formations qualifiantes correspondant aux besoins de l’économie prévisibles à court ou moyen terme et favorisent la sécurisation des parcours professionnels des salariés.

Une formation qualifiante s’entend comme conduisant à :

  • une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;
  • un certificat de qualification professionnelle de branche (CQP) ou interbranche (CQPI) ;
  • une certification inscrite à l’inventaire spécifique établi par la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) ;
  • le socle de connaissances et compétences (maîtrise de la langue française, compétences de base en mathématiques et culture scientifique et technologique) qui permet à tous les citoyens notamment de s’insérer dans la vie professionnelle.

La Mobilisation du CPF

Pour le salarié

Le salarié peut utiliser son compte personnel de formation, soit hors temps de travail, soit pendant son temps de travail.

L’utilisation du CPF hors de temps travail ne nécessite pas l’autorisation de son employeur et peut l’utiliser librement pour accéder aux formations éligibles. En contrepartie, l’employeur ne verse pas d’allocation de formation.

Lorsque le salarié utilise son CPF durant son temps de travail, l’autorisation de l’employeur est nécessaire. La demande du salarié est formulée auprès de son employeur au minimum 60 jours avant le début de la formation si celle-ci dure moins de 6 mois et au minimum 120 jours si celle-ci dure au moins 6 mois. L’absence de réponse dans un délai d’un mois par l’employeur, à compter de la demande, vaut acceptation.

Pour le demandeur d’emploi

Pour le demandeur d’emploi, les formations éligibles au compte personnel de formation sont obligatoirement des formations qualifiantes :

  • soit figurant sur une liste élaborée dans la région où il est domicilié, par le CPRFPE, après consultation des branches professionnelles et notamment des commissions paritaires régionales de branches lorsqu’elles existent ;
  • soit figurant sur une liste élaborée au niveau national par le CPNFPE.

Le demandeur d’emploi n’a pas à demander l’autorisation de Pôle emploi pour mobiliser son compte personnel de formation à condition que ce dernier soit suffisamment abondé.

Le demandeur d’emploi peut s’appuyer sur le conseil en évolution professionnelle pour conforter son projet professionnel.

Le demandeur d’emploi informe Pôle emploi de sa démarche et sa formation est prise en charge financièrement.

Abondements complémentaires

Le compte personnel de formation peut faire l’objet d’un abondement complémentaire lors de son utilisation.

Un abondement complémentaire est une dotation complémentaire permettant d’accéder à la formation visée. Il n’est pas crédité, mais tracé sur le CPF.

Le compte personnel de formation peut être abondé :

  • par l’employeur, lorsque la personne est salariée (Dans les entreprises de 300 salariés et plus, les modalités et critères d’abondement du compte personnel de formation sont intégrées à la négociation d’un accord GPEC). La formation d’un travailleur handicapé permet à l’employeur de la déduire de sa contribution à l’OETH ;
  • par la personne elle-même ;
  • par application d’un accord d’entreprise qui peut déterminer les modalités et les conditions abondement du CPF, et notamment les formations qualifiantes qui peuvent être éligibles à cet abondement. Il peut également déterminer les conditions dans lesquelles les heures créditées sur le compte épargne temps peuvent être mobilisées.
  • par application d’un accord de branche, ou à défaut, d’un accord conclu par les organisations syndicales de salariés et d’employeurs signataires de l’accord constitutif d’un OPCA interprofessionnel au moyen des périodes de professionnalisation ;
  • par les Conseils régionaux, notamment dans le cadre de la « formation initiale différée » ;
  • par Pôle emploi afin que le demandeur d’emploi accède à une formation pour réaliser son PPAE (Pôle emploi devant donner sa réponse sous quinzaine). L’abondement peut être réalisé notamment via une POE ou le dispositif formation du CSP. Lorsque Pôle emploi propose au demandeur d’emploi la mobilisation de son CPF pour une action de formation, le refus du demandeur d’emploi ne peut être assimilé à un refus de suivre une action de formation dans le cadre du PPAE ;
  • par l’État ;
  • par l’AGEFIPH pour les bénéficiaires de l’OETH ;
  • par la CNAF à l’issue d’un congé parental d’éducation.

Son financement

Le financement des actions mises en oeuvre au titre du CPF relève :

  • de l’OPCA compétent quand les actions de formation sont mises en oeuvre au titre des listes élaborées par les CPNE ou, à défaut, par les Commissions Paritaires Nationales d’Application de l’Accord (CPNAA) des OPCA interprofessionnel ;
  • du FPSPP quand les actions de formation sont mises en oeuvre au titre des listes interprofessionnelles élaborées au niveau régional et national. Les modalités de versements des fonds correspondants sont déterminées par le Conseil d’administration du FPSPP pour les OPACIF et par convention avec Pôle emploi et le cas échéant, le Conseil régional et tout autre institution ou organisme participant au financement des actions éligibles ;
  • de l’entreprise dans les cas d’abondement de l’employeur et lorsque celle-ci choisit d’assumer elle-même le financement du CPF de ses salariés en application d’un accord d’entreprise ou de branche.

Insee : De l’éclaircie automnale à la reprise poussive en 2014

20 Déc

Après avoir confirmé une éclaircie en octobre 2013, l’Insee annonce que la reprise sera poussive en 2014 dans sa note de conjoncture publiée jeudi.

logo_insee_pageintL’Insee contredit le gouvernement sur l’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Elle évoque plutôt sa stabilisation à mi-2014.

Selon l’Insee, l’économie française rebondirait au 4ème trimestre 2013 avec +0,4% et ralentirait au premier semestre 2014 avec +0,2%.

Mi-2014, le PIB afficherait un acquis de croissance de +0,7 %,après une croissance annuelle de +0,2 % en 2013 et 0,0 % en 2012. L’accélération de l’activité attendue en 2014 serait notamment portée par l’industrie manufacturière (acquis de +1,0 % mi-2014 après +0,5 % en 2013 et -2,8 % en 2012).

Au 4ème trimestre 2013, la production manufacturière rebondit de +0,8% avant de ralentir à 0,2% au premier semestre 2014. L’activité dans les services marchands reste dynamique avec +0,5%. Quant au secteur de la construction, il se stabilise au 4ème trimestre 2013 (0,0%).

Au début 2014, l’Insee prévoit une croissance modérée des exportations +0,7% au début 2014, encore pénalisées par l’appréciation passée de l’euro, ainsi que par les pertes de marché tendancielles.

Les chefs d’entreprises restent pessimistes en indiquant un fléchissement de leurs perspectives personnelles de production et leur opinion sur le niveau des carnets de commandes demeure défavorable.

L’Insee prévoit une stabilité du chômage à mi-2014 et une progression de l’emploi total. Sous l’effet de la croissance de +0,7% et CICE, les destructions de l’emploi salarié diminueraient, passant de -16 000 au 3ème trimestre 2013 à -4 000 au premier semestre 2014.

Cette stabilité du chômage s’explique par une baisse mécanique des demandeurs d’emploi grâce aux contrats aidés dont la durée a été allongée (+40 000 en 2014, après +116 000 en 2013). Ainsi, l’Insee prévoit une progression de l’emploi total de +52 000 au 4ème trimestre 2013 et +36 000 au premier semestre 2014.

D’ici mi-2014, le taux de chômage augmenterait de 0,1 point, à 11,0%. À l’horizon de la prévision, les créations nettes d’emplois ne seraient en effet pas suffisantes pour absorber la hausse de la population active (+113 000).

L’inflation d’ensemble augmenterait progressivement d’ici mi-2014 sous l’effet de plusieurs facteurs ponctuels. Le glissement annuel des prix à la consommation s’établirait ainsi à +1,1% en juin 2014, après +0,7% en novembre 2013. La hausse des taux de TVA au 1er janvier 2014, nette de l’effet du CICE, contribuerait pour 0,2 point à cette accélération des prix.

Du fait de la hausse de l’inflation, les gains de salaires réels acquis en 2013 (+1,1%) disparaîtraient en 2014.

Entre le marteau et l’enclume

26 Nov

L’arrivée matinale du flot de chômeurs, présents bien avant l’ouverture de l’agence, rythme le documentaire.

POLE_EMPLOI_NEW_13-11Le documentaire « Pôle emploi, ne quittez pas » a été réalisé par Nora Philippe qui a posé les caméras de son équipe durant 3 mois dans une agence pôle emploi de Seine-Saint-Denis, une immersion totale sans commentaire. 

Ce documentaire témoigne à la fois des conditions de travail difficiles des conseillers du pôle emploi et de la situation précaire des demandeurs d’emploi face à un marché du travail sclérosé.

Quelle que soit sa place, chômeur ou agent de Pôle emploi, d’un côté ou de l’autre du miroir, la souffrance, la frustration et l’agacement sont quotidiennement ressentis.

La directrice de l’agence

La directrice de l’agence est prise entre l’enclume de la Direction générale de Pôle emploi du Cinétic et le marteau qu’elle utilise sur ses collaborateurs. Face à la pression et à l’absurdité managériale du siège, elle a conscience de demander l’impossible aux conseillers. Elle essaye de maintenir le cap dans cet environnement kafkaïen.

Elle subit également cette absurdité quand le siège lui demande un travail à 16h20 par courriel à rendre pour 16H30. La nuit tombe derrière la Directrice qui s’affaire et qui a bien évidemment écouler les 10 minutes offertes par la Direction générale.

Les conseillers (ières)

La majorité des conseillers sont des conseillères. Certaines nous touchent par leur engagement, discutant pendant leur pause du sort de « leurs » demandeurs d’emploi en essayant de trouver des entreprises pour les placer.

Ces conseillères ne sont pas dupes du nouveau plan stratégique Pôle emploi 2015 avec le nouvel accompagnement plus personnalisé du demandeur d’emploi, un nouveau suivi et surtout une soi-disante marge de manœuvre plus large pour les conseillers de Pôle emploi. Elles ont l’expérience des portefeuilles surchargés et refusent un portefeuille de 70 demandeurs d’emploi qui rend impossible un suivi convenable, de la continuité dans la relation avec les demandeurs d’emploi, ne prenant pas en compte tout l’administratif du back-office à traiter. Avec toute leur bonne volonté, elles ne peuvent pas réaliser la mission d’accompagnement du demandeur d’emploi qui leur incombe officiellement.

Face à leur désarroi institutionnel, elles plaisantent sur le foisonnement des acronymes en perpétuel changement. En plus d’être au chômage, elles ironisent sur le fait d’être un DE sans MEC, c’est-à-dire, sans Mise en Contact. Ce MEC laisse ainsi place au dernier MER, Mise En Relation. Mais combien de personnes travaillent à Pôle emploi pour créer, modifier ces acronymes, encore une cellule obscure dédiée légitimant un « poste de travail » avec une « charge de travail ».

Leur attitude contraste avec la conseillère qui accueille chaque jour les demandeurs d’emploi. A peine sa journée de travail commencée, cette personne se plaint peut-être à la caméra qu’elle n’a pas oubliée mais également au demandeur d’emploi suivant dans la file d’attente ! A la fin du reportage, son CDD de 6 mois terminé, elle conclut sans élégance qu’elle n’est pas faite pour le « social ».

Comment Pôle emploi peut-il se tromper sur le recrutement de ce posté clé, ce poste stratégique qu’est l’accueil des demandeurs d’emploi ? Face à des personnes au chômage, dans une situation précaire et incertaine, subissant constamment les dysfonctionnements de ce service public, Pôle emploi doit impérativement recruter une personne sachant trouver le bon canal de communication et comprenant les enjeux économiques et sociaux actuels.

Mais la cerise sur le gâteau est la conseillère de la plateforme téléphonique du 39 49, un exemple de discourtoisie, de mépris envers la demandeuses d’emploi qui souhaite connaître l’avancement du traitement de son dossier. La conseillère présente un désintérêt total pour son travail. Bien que la conseillère n’ait pas l’information sur le dossier de la demandeuse, qui n’est pas instruit et qui est dans les limbes de Pôle emploi, elle doit le respect à cette personne.

Les demandeurs d’emploi

Le demandeur d’emploi est présent dès l’ouverture de l’agence mais n’est pas accueilli avec respect. Il n’est pas non plus accompagné dans sa recherche d’emploi. Il apparaît malmené. Les conseillers qui les reçoivent en entretien ne parlent ni de CV ni de compétences de manière concrète, en testant par exemple le niveau d’anglais d’un demandeur pour l’évaluer. Les conseillers remplissent les cases du logiciel informatique et leurs tableaux de bords.

Quant à la prospection en entreprise, absente du reportage ou absente de l’agence qui n’a plus le temps de géré cette problématique ?

Informatique en panne, nouveau logiciel, nouveau joujou de la DSI sans délai de prévenance des conseillers de l’agence, absence d’un conseiller à remplacer au pied lever sans avoir son expertise, c’est aussi cela le quotidien du pôle emploi.

Au final, ce reportage vérité n’est pas une énième façon de piéger la Direction générale de Pôle emploi mais un regard qui devrait alerter les pouvoirs publics. A l’écoute des témoignages du personnel de l’agence, on comprend que la fusion n’est pas digérée, que les conseillers ne sont pas passés à l’étape suivante et que la Direction générale ne leur en donne pas les moyens.

Pôle emploi n’est pas un service public, Pôle emploi est une coquille vidée de l’expertise de l’ANPE et des Assédics.

Arrêtez de vous auto-satisfaire, là-haut, dans les strates chauffées du Cinétic et de vous cacher derrière l’interdiction de la diffusion de ce reportage dans l’agence ?

Quelle est votre efficience avec un budget de fonctionnement de 5 milliards d’euros ?

Vous appelez les demandeurs « clients » mais la Direction générale de Pôle emploi est loin d’assurer un service client digne de toute entreprise !

Pour aller plus loin :

Emploi : vers une précarisation grandissante

22 Nov

Le CDD de moins d’un mois deviendrait-il la norme du contrat de travail ?

82,3% des embauches réalisées au 2ème trimestre 2013 sont des CDD selon les dernières données publiées par la DARES.

LicenciementBien que la part des embauches en CDD fléchisse légèrement de -0,3 point au 2ème trimestre 2013, elle n’a cessé de croître depuis la mi-2011. Sur un an, elle augmente de 1,8 point.

Seule l’industrie connaît sur un an une légère baisse de la part des CDD dans les embauches -0,2 point contre +1,6 point pour le tertiaire et +3,7 points pour la construction.

En outre, les embauches en CDD de plus d’un mois ont baissé significativement au 2ème trimestre 2013 avec -5,8% selon la note de conjoncture de l’Acoss publiée en juillet dernier.

L’Acoss estime à 3 687 000 le nombre de déclarations d’embauche en CDD de moins d’un mois sur 5 319 000 déclarations d’embauche tous contrats confondus au 2ème trimestre 2013, soit une progression de +1,5%.

Il ressort de cette hausse continue des CDD qu’elle ne témoigne pas encore de l’efficience de la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013 mais surtout de la non prise en compte de l’ANI du 11 janvier 2013 dans le réflexe de recrutement des entreprises.

En effet, ce non-recul des CDD va à l’encontre de la mesure de la taxation des CDD issu de l’ANI du 11 janvier 2013 qui vise à réduire la précarité dans l’emploi.

L’Unédic, par l’avenant du 29 mai 2013 agréé par un arrêté du 17 juillet 2013, a modifié la réglementation d’assurance chômage. Les partenaires sociaux ont instauré une modulation des taux des contributions en fonction de la nature du contrat de travail, de sa durée, du motif de recours à un contrat d’une telle nature, de l’âge du salarié ou de la taille de l’entreprise.

La contribution patronale est désormais fixée à :

  • 7% pour les CDD d’une durée égale ou inférieur à 1 mois
  • 5,5% pour les CDD d’une durée supérieure à 1 mois et inférieure ou égale à 3 mois
  • 4,5% pour les CDD d’usage d’une durée inférieure ou égale à 3 mois

Néanmoins, cette réduction des contributions ne s’appliquent pas :

  • aux CDD de remplacement
  • aux contrats de travail saisonniers
  • aux contrats de travail temporaire conclus par des entreprises de travail temporaire
  • aux contrats conclus avec des employés de maison
  • lorsque le salarié est embauché en CDI à l’issue d’un CDD

Pour compenser cette taxation des contrats courts, les partenaires sociaux ont décidé d’exonérer les embauches en CDI de salariés de moins de 26 ans durant 4 mois dans les entreprises de moins de 50 salariés et durant 3 mois dans les entreprises de 50 salariés et plus.

Dans 6 mois à un an, un premier bilan de ces nouvelles mesures pourra être fait.

Néanmoins, avec la frilosité d’embaucher en CDI, justifiée par une fiscalité lourde et instable, les entreprises choisiront peut-être de payer la taxation des CDD estimée à 45 euros par contrat plutôt que d’embaucher en CDI.

Selon le Ministère du travail, au 2ème trimestre 2013, le taux d’entrée en CDI est de 0,1 point inférieur à celui du 2e trimestre 2012 ; il reste proche des niveaux de 2009, les plus bas observés sur la décennie avec 2,2 % au cours des trois derniers trimestres de l’année.

Certes le marché du travail a besoin de flexibilité, le CDI considéré comme le graal du travailleur, n’est pas la seule issue au monde du travail. Mais il serait temps que l’écosystème du monde du travail, à savoir les banques, les bailleurs…toutes administrations demandant des garanties de stabilité à un salarié, revoient leurs règles du jeu et deviennent à leur tour flexibles.

DARES : Les mouvements de main-d’œuvre au 2e trimestre 2013

Pour aller plus loin :

New DEAL Auvergne Nouveau Monde #2

18 Nov

2e édition du New DEAL Auvergne Nouveau Monde : 100 emplois et 100 entreprises proposés pendant 2 mois, du 18 novembre au 18 janvier

9b903d48-ec34-42f3-9d8b-ab8900b07811@augureLe « New DEAL Auvergne Nouveau Monde » offre un logement et une nouvelle vie aux salariés et entrepreneurs qui s’installent en Auvergne.

Le « New DEAL Auvergne Nouveau Monde » : lancement de la 2e édition

L’Auvergne lance aujourd’hui la 2e édition de son opération baptisée « New DEAL Auvergne Nouveau Monde », une initiative unique en France pour soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat, en partenariat avec Pôle emploi. Après le succès rencontré l’année dernière, la région propose à nouveau sur newdeal-en-auvergne.fr 100 offres d’emploi avec logement offert aux personnes recrutées qui emménagent sur son territoire.

Nouveauté 2013 : 100 offres de reprise d’entreprises auvergnates sont également proposées, avec un accompagnement sur-mesure offert.

Un sérieux coup de pouce pour les demandeurs d’emploi et les 69% d’actifs qui ont déjà pensé à changer de vie. L’objectif est d’aider les entreprises à recruter sur des métiers en tension et permettre aux cédants de trouver des repreneurs en incitant les Français, de Paris ou d’ailleurs, en quête d’une meilleure qualité de vie, à venir travailler en Auvergne.

Les actifs de la France entière ont deux mois pour postuler sur newdeal-en-auvergne.fr aux 100 offres d’emploi proposées par les entreprises auvergnates. Les personnes qui seront recrutées bénéficieront d’une aide pouvant aller jusqu’à 3000 euros, destinée à financer leurs frais, notamment le logement, pendant leur période d’essai. La région leur offrira également un accompagnement sur-mesure pour faciliter leur installation, par exemple la recherche d’un appartement, ou encore d’un emploi pour leur conjoint.

La reprise d’entreprise : nouvelle clé d’un changement de vie réussi ?

Cette année, le dispositif s’enrichit et s’ouvre aux entrepreneurs : une centaine d’offres de reprise d’entreprise à fort potentiel sont également disponibles sur newdeal-en-auvergne.fr. Pour les repreneurs intéressés, la région offre un accompagnement sur-mesure, incluant par exemple une formation, un guichet unique pour leurs démarches, les conseils gratuits d’un expert-comptable et d’un juriste, une aide financière au déménagement en Auvergne, etc.

1 Français sur 2 pourrait envisager de reprendre une entreprise sous certaines conditions, révèle le sondage IFOP/Auvergne*. Les facteurs qui pourraient les décider sont tout d’abord le fait de se voir proposer une entreprise dans un secteur qui correspond à leur projet de vie (68%). Le fait de bénéficier d’un accompagnement de A à Z dans leur installation est le 2e critère le plus cité par les répondants (41%).

« Dans une optique de changement de vie, ou dans le cadre d’une recherche d’emploi, la reprise d’entreprise est de plus en plus souvent envisagée. C’est pour encourager cette tendance que nous ouvrons le New DEAL aux repreneurs. En leur offrant un accompagnement opérationnel sur-mesure, nous voulons les aider à passer à l’acte. Les entreprises à reprendre sont un formidable réservoir d’emplois qu’il est urgent de revaloriser et d’ouvrir à tous les Français ! » explique Pascal Guittard, Directeur de l’Agence des Territoires d’Auvergne.

Les personnes intéressées par l’une des offres de reprises d’entreprise proposées sur newdeal-en-auvergne.fr pourront participer à une rencontre organisée à Paris le 7 décembre par l’Agence des Territoires d’Auvergne. Les entreprises proposées vont du commerce aux TPE de service, en passant pas les établissements touristiques, restaurants ou encore entreprises artisanales.

Faciliter la mobilité géographique pour soutenir l’emploi salarié et l’entrepreneuriat

8e3fc221-e35a-4c34-adee-30f5a7b3653e@augureSelon un sondage IFOP/Auvergne (oct. 2013), 69 % des actifs en France envisagent de changer de vie, géographiquement (18%), professionnellement (16%) ou les deux à la fois (35%). Pour les Franciliens, ce chiffre atteint même les 78%, dont plus de la moitié déclare vouloir à la fois déménager et changer d’activité professionnelle. Autant de projets qui ne se concrétisent pas forcément à cause des difficultés que représentent des démarches telles que déménager, trouver un emploi, se reconvertir…

« L’emploi est certes un facteur de mobilité résidentielle, mais pas à n’importe quel prix ! Le fait d’accompagner et d’aider financièrement les salariés et les entrepreneurs qui sont prêts à saisir une opportunité professionnelle sur notre territoire, joue un rôle décisif. En partageant les risques lés à leur période d’essai, leur déménagement, leur installation, la région Auvergne et Pôle Emploi leur apportent un soutien concret. » explique Pascal Guittard.

Avec ce « New DEAL 2 », l’Auvergne renforce son dispositif d’aide à la mobilité professionnelle. L’objectif est de faire se rencontrer l’offre et la demande d’emplois, en attirant au passage de nouveaux talents sur son territoire. Rappelons que selon Pôle Emploi (enquête BMO 2013), plus de 40% des prévisions d’embauche sont assorties de difficultés de recrutement, notamment liées à la faible mobilité géographique de la population active. Industrie, informatique, banque et assurance, santé, agro-alimentaire… les secteurs qui recrutent en Auvergne ne manquent pas et de nombreux métiers sont concernés par l’opération « New DEAL ».

« L’ambition du New DEAL Auvergne Nouveau Monde est d’aider les actifs à trouver du travail là où il y en a et les entreprises à recruter les profils adéquats. Dans les Régions françaises, et en particulier en Auvergne, il y a de nombreux emplois qualifiés ne trouvant pas preneurs et des activités économiques viables n’attendant qu’un repreneur volontaire ! » précise Pascal Guittard.

L’Auvergne : la région qui s’intéresse à la « dernière ligne de votre CV »

Le « New DEAL Auvergne Nouveau Monde » s’inscrit dans la promesse de la région de fournir un accompagnement personnalisé à chaque nouvel arrivant. Clin d’oeil à cette culture de l’accueil sur-mesure, sur newdeal-en-auvergne.fr, les internautes peuvent rechercher les offres d’emploi ou de reprise qui leur correspondent en mentionnant « la dernière ligne de leur CV » : centres d’intérêts, activités personnelles, etc. Un skieur chevronné se verra proposer des annonces situées dans l’un des hauts lieux des sports d’hiver d’Auvergne. Pour un fan de rock, c’est la proximité avec une salle de concert qui servira de filtre…

Ces 5 dernières années, 91 000 personnes se sont installées en Auvergne, attirées par un cadre de vie unique et un meilleur pouvoir d’achat. Cela représente 44 100 ménages, dont plus de la moitié (65%) de jeunes actifs avec enfants. L’Auvergne a en effet tout pour plaire à ces nombreux urbains désireux de changer de vie : des emplois qualifiés, des logements abordables et une qualité de vie, proche de la nature.

« L’Agence des Territoires d’Auvergne est fière de piloter à nouveau le New DEAL et de renforcer ainsi sa mission d’accueil. L’Allier, le Cantal, la Haute-Loire, le Puy de Dôme, tous les territoires auvergnats sont mobilisés aux côtés du Conseil Régional et de l’association Auvergne Nouveau Monde pour faire du New DEAL 2013 un nouveau succès » précise Pascal Guittard.

Le New Deal Auvergne Nouveau Monde sur Facebook et sur twitter @Auvergnelife

*Sondage IFOP pour l’Agence des Territoires d’Auvergne, réalisé en octobre 2013 auprès d’un échantillon de 1083 actifs, extrait d’un échantillon de 2001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Résultats détaillés disponibles sur simple demande.

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