Rien n’est acquis…

29 Juin

Le chômage repart à la hausse touchant de nouveau les jeunes et continuellement les seniors

Crédit Photo : pole-emploi.org

 Fin mai 2011, le nombre de demandeurs d’emplois des catégories A, B, et C augmente de +1,0%, soit + 39 400 demandeurs d’emplois, pour s’établir à 4 078 500 en France métropolitaine. Sur un an, il croît de +3,8%.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente également ce mois-ci de +0,7%, soit + 17 700 demandeurs d’emploi, et atteint le nombre de 2 686 800 fin mai 2011.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 1 391 700 et à 580 100 pour les catégories D et E.

Le chômage augmente à nouveau ce mois-ci après 4 mois de baisse consécutive. Depuis plusieurs années, nous assistons à une stabilisation d’un chômage très et trop élevé. La diminution de ce chômage de masse ne sera possible qu’à partir du moment où notre taux de croissance sera supérieur à 2%. Malheureusement, ce n’est pas ce qu’a annoncé aujourd’hui l’INSEE qui révise son estimation de la croissance du PIB au 1er trimestre 2011 à 0,9%.

Mes pistes de réflexions…

Suite à l’interview ce matin de Jean-Luc M. par Jean-Jacques BOURDIN sur RMC, face à sa mauvaise foi de ne jamais répondre aux questions sur la hausse du chômage, se cachant derrière les délocalisations, MamzelleB, votre serviteur de la classe moyenne, autour d’un café, vous propose quelques réflexions concrètes non exhaustives sur l’emploi / le chômage :

  • le mot « précarité » est généralement associé au mot « chômage » et assené par les politiques (entendu ce matin !) . Je constate que la lourdeur des démarches administratives (inscription à Pôle emploi et par conséquent les déclarations de changements de situation auprès de la CAF, de la CPAM, du service des impôts, etc.) créent également de la précarité le temps que la situation nouvelle de chômage soit prise en compte. Une simplification des démarches administratives par une informatisation des données faciliteraient la coordination des différents organismes et éviteraient ainsi les indus et les mois sans ressources. Enfin, l’abolition des usines à gaz !
  • supprimer le CDD et créer un contrat unique à durée indéterminée permettraient à la fois de faciliter l’embauche et le licenciement, un marché de l’emploi plus fluide, en associant bien évidemment une simplification juridique du licenciement tout en sécurisant le parcours professionnel des salariés. Les employeurs sont frileux dans leur embauche et les salariés sont de plus en plus précaires par la successivité de contrats à durée déterminée proposés. Dans un contexte où tous les organismes liés à la perte d’emploi seraient coordonnées, l’employeur (ou DRH) deviendrait l’unique déclarant de la situation d’emploi des salariés lors de leur entrée dans l’entreprise, de leur départ de cette entreprise ou lors de leur période de formation professionnelle, mettant ainsi à jour la situation du salarié auprès desdits organismes.
  • oui à la promotion de l’alternance et de l’apprentissage telle qu’elle est faite actuellement par le gouvernement mais ne serait-il pas judicieux d’améliorer et de cibler l’orientation scolaire en fonction des études de prospectives sur l’emploi, sur les besoins en main-d’œuvre dans les 3 à 5 ans à venir en instaurant une sorte de « numerus clausus » dans les filières générales ou professionnalisantes. A titre d’exemple, certaines écoles privées propose de former des assistants en communication ou dans l’évènementiel. Est-ce réellement un besoin en entreprise ? Ces compétences ne sont-elles pas acquises de facto par l’exercice même de la profession de communicant ? Dans le secteur de la communication, n’avons-nous pas plutôt besoin de community manager, de concepteur/rédacteur web ou de media social strategist ? Ces pseudo-formations d’un coût certain sont un leurre, un déni des besoins dans les différents secteurs d’activités qui grossissent chaque jour les chiffres du chômage.
  • l’anticipation et la formation professionnelle tout au long de la vie sont les clés de voûte de l’emploi en lien avec l’économie et l’innovation. Appuyons-nous sur cela pour faire baisser le chômage et former les demandeurs d’emploi dont les compétences pourraient être enfin en adéquation avec les 250 000 offres d’emploi non pourvues.

Une bonne politique de l’emploi se fait en amont et non pas à coup de pansements d’allocations, d’aides ponctuelles ou de contrats aidés précaires en aval.

De l’anticipation, de l’innovation, de la formation, de la reconnaissance des compétences, de l’expertise, de la mobilité, de la cohérence et surtout du concret !

Dans l’attente d’une diminution concrète du chômage de masse, les chiffres du chômage seront légèrement en baisse prochainement grâce au marronnier de l’été : l’emploi saisonnier.

DARES : Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en mai 2011

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