Archives de Tag: Entreprise

Récession, destructions d’emploi et #ConfPR

16 mai

L’Insee et la Dares viennent de publier respectivement  leurs études : « Estimation Flash de l’emploi salarié au 1er trimestre 2013 » et « Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre au 1er trimestre 2013 ».

Crédit photo : Elysee.fr

Crédit photo : Elysee.fr

Il en ressort que les destructions d’emploi se poursuivent au 1er trimestre 2013 avec -20 300 postes, après -44 600 postes au trimestre précédent.

Hors intérim, l’emploi marchand diminue de -37 200 postes (-0,2%) ce trimestre.

Sur un an, les effectifs salariés fléchiraient de -133 800 (-0,8%).

L’emploi dans les secteurs de l’industrie et de la construction est en baisse, avec -13 400 postes (-0,4%) et -4 800 postes (-0,3%).

Quant aux destructions d’emploi dans le secteur tertiaire, elles se stabilisent avec -2 000 postes au 1er trimestre 2013.

La seule augmentation a lieu dans l’emploi intérimaire avec 11 400 postes créés, soit une augmentation de +2,2%, après une baisse continue depuis la mi-2011. En un an, l’intérim a perdu 46 500 postes, soit 8,2% de ses effectifs.

Dans un tel contexte, de récession, avec un nouveau recul du PIB de -0,2% (-0,2% du PIB fin 2012),  de baisse record du pouvoir d’achat des français, de destructions d’emploi, François H. a convié 400 journalistes pour sa deuxième conférence de presse . Après un discours de 20 minutes en temps réel et de 1h15 en temps hollandien pour promouvoir sa boîte à outils bellemaresque, le petit jeu des questions-réponses devrait se solder sans aucun effet d’annonce mais par une explication sur la tenue des engagements du gouvernement face au chômage, au pouvoir d’achat des français et à la maîtrise des dépenses publiques.

ALORS …#ConfPR


   Elysee 9:02 am via web

 A partir de 16H, suivez sur elysee.fr la conférence de presse du président de la République elysee.fr/communiques-de… #ConfPR

 

Redéfinition des aides de Pôle emploi

10 mai

Pôle emploi vient de publier trois délibérations de son Conseil d’administration redéfinissant certaines aides en faveur des demandeurs d’emploi et le budget alloué à ces dernières sur les territoires.

POLE_EMPLOI_NEW_13-11Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur au 1er janvier 2014.

Pôle emploi met en oeuvre des aides et des mesures destinées à favoriser une reprise d’emploi rapide et durable en favorisant l’insertion, le reclassement, la promotion professionnelle et la mobilité géographique et professionnelle des demandeurs d’emploi indépendamment de leurs droits au revenu de remplacement.

Ces aides visent à lever les freins à la recherche active d’un emploi ou à la reprise d’emploi.

Aide à la garde d’enfants

Après délibération le 20 mars 2013, le Conseil d’administration de Pôle emploi a décidé de modifier les conditions d’attribution de l’aide à la garde d’enfants pour parents isolés (AGEPI). Les montants forfaitaires demeurent inchangés.

Cette aide s’adresse aux demandeurs d’emploi en difficulté qui ont un problème de garde d’un ou plusieurs enfants lorsqu’ils reprennent un emploi ou entrent en formation.

Les bénéficiaires

L’aide à la garde d’enfants est accordée au demandeur d’emploi inscrit en catégorie 1, 2, 3, 4 « stagiaire de la formation professionnelle» ou 5 « contrats aidés » qui est :

  • soit non indemnisé au titre d’une allocation chômage,
  • soit indemnisé au titre d’une allocation chômage dont le montant est inférieur ou égal à l’allocation d’aide au retour à l’emploi minimale (ARE minimale).

En outre, le demandeur d’emploi déclare sur l’honneur élever seul son (ses) enfant(s) dont il a la charge et la garde avant la reprise d’emploi ou l’entrée en formation et justifie que les enfants au titre desquels l’aide est sollicitée ont moins de 10 ans.

Conditions d’attribution

L’AGEPI est attribuée :

  • lors d’une reprise d’emploi en CDI, en CDD ou en contrat de travail temporaire d’au moins 3 mois consécutifs (au lieu d’un CDI, d’un CDD de 2 mois minimum)
  • lors d’une entrée en formation, y compris une formation à distance, d’une durée égale ou supérieure à 40 heures.

Montant de l’aide

Pour une reprise d’emploi ou une entrée en formation :

  • comprise entre 15 et 35 heures par semaine, le montant forfaitaire est de 400 €, plus 60 € par enfant supplémentaire dans la limite de 520 € par bénéficiaire ;
  • inférieure à 15 heures par semaine ou 64 heures par mois, les montants forfaitaires sont de 170 € pour un enfant, 195 € pour deux enfants, 220 € pour trois enfants et plus.

Après réception par Pôle emploi des justificatifs nécessaires, l’AGEPI est attribuée une seule fois par an à compter de la reprise d’emploi ou de l’entrée en formation ou au plus tard dans le mois qui suit la reprise d’emploi ou l’entrée en formation.

Pour les demandeurs d’emploi qui ne remplissent les conditions d’attribution, l’aide peut être accordée à titre dérogatoire dans la limite de 30% des attributions annuelles (contre 10% auparavant) et dans la limite des 5% du budget régional de la section « Intervention » exécuté au cours de l’année n-1, hors conventions particulières mises en place dans le cadre de la politique de l’emploi, mobilisables pour les dispositifs locaux en faveur des demandeurs d’emploi.

A compter du 1er janvier 2014, l’annexe 3 relative à l’aide à la garde d’enfants pour parents isolés (AGEPI) à la Délibération n° 2008/04 du 19 décembre 2008 sera abrogée.

Aide à la mobilité

Après délibération le 20 mars 2013, le Conseil d’administration de Pôle emploi crée et met en œuvre une aide à la mobilité.

Cette aide à la mobilité peut prendre en charge des frais de déplacement, d’hébergement et de repas.

Elle regroupe en une aide unique à la mobilité les aides à la recherche d’emploi, à la reprise d’emploi et au développement des compétences.

Bénéficiaires

L’aide à la mobilité s’adresse au demandeur d’emploi qu’il soit en recherche active d’emploi, en reprise d’emploi ou en formation professionnelle financée par Pôle emploi.

Cette aide concerne les demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 1, 2, 3, 4 «stagiaire de la formation professionnelle » ou 5 « contrats aidés » qui sont :

  • soit non indemnisés au titre d’une allocation chômage,
  • soit indemnisés au titre d’une allocation chômage dont le montant est inférieur ou égal à l’allocation d’aide au retour à l’emploi minimale (ARE minimale).

Conditions d’attribution

L’aide à la mobilité est accordée dans les conditions suivantes :

  • l’entretien d’embauche, la reprise d’emploi, la formation financée par Pôle emploi, la prestation intensive (dont la liste est précisée par décision du directeur général) ou le concours public doit être situé à plus de 60 kilomètres (ou 20 kilomètres lorsque le demandeur d’emploi réside dans un département d’outre-mer) ou 2 heures de trajet aller-retour du lieu de résidence du demandeur d’emploi ;
  • l’entretien d’embauche ou la reprise d’activité doit concerner un CDI, un CDD ou un contrat de travail temporaire d’au moins trois mois consécutifs.

La demande d’aide à la mobilité est formalisée sur un formulaire de demande dont le modèle national est arrêté par Pôle emploi.

Elle doit être faite avant l’entretien d’embauche, la prestation intensive ou la participation à un concours public ou au plus tard dans un délai de 7 jours, de date à date, après l’entretien d’embauche, le début de la prestation intensive ou le premier jour du concours public ; au plus tard dans le mois suivant la reprise d’emploi ou l’entrée en formation.

Montant de l’aide

  • Frais de déplacement

Le montant de la prise en charge des frais de déplacement est calculé sur la base d’une indemnité kilométrique égale à 0,20 € par kilomètre parcouru multiplié par le nombre de kilomètres aller-retour.

Lorsque la prise en charge des frais de déplacement est réalisée sous forme de bons de transport, le montant de ces bons et les modalités de prise en charge sont négociés dans le cadre de conventions nationales conclues par Pôle emploi avec les transporteurs.

  • Frais d’hébergement

La prise en charge des frais d’hébergement correspond, dans la limite des frais engagés, à 30 € par nuitée.

  • Frais de repas

La prise en charge des frais de repas correspond à un montant forfaitaire fixé à 6 € par jour.

Plafond et durée de prise en charge

Le demandeur d’emploi peut bénéficier de l’aide à la mobilité, tous types de prise en charge confondus, dans la limite d’un plafond annuel de 5 000 € (et d’un sous-plafond de 1 500 € à titre dérogatoire).

Le délai d’un an (12 mois glissant) court à partir de la première attribution d’une aide à la mobilité.

Les frais sont pris en charge pendant un mois maximum suivant la reprise d’emploi ou pour la durée de la formation suivie par le demandeur d’emploi.

L’aide à la mobilité peut être attribuée à titre dérogatoire dans la limite de 30% des attributions aux demandeurs d’emploi ne remplissant pas une ou plusieurs conditions d’éligibilité et dans la limite des 5% du budget régional de la section « Intervention » exécuté au cours de l’année n-1, hors conventions particulières mises en place dans le cadre de la politique de l’emploi, mobilisables pour les dispositifs locaux en faveur des demandeurs d’emploi.

A compter du 1er janvier 2014, l’annexe 1, l’annexe 2 et l’annexe 4 à la Délibération n° 2008/04 du 19 décembre 2008 seront abrogées.

Pour aller plus loin :

Entrepreneuriat : un geste du gouvernement

2 mai

Suite à la fronde des « Pigeons », les Assises de l’entrepreneuriat, lancées par Fleur Pellerin, ministre des PME, se sont clôturées le 29 avril 2013.

Crédit Photo : redressement-productif.gouv.fr

Crédit Photo : redressement-productif.gouv.fr

300 personnalités du monde économique et social (entrepreneurs, investisseurs, organisations syndicales et patronales, représentants de l’administration..) au sein de 9 groupes de travail ont mené une réflexion durant trois mois sur la création et le développement des entreprises ainsi que sur la rémunération de l’investissement au service de l’emploi.

Les 9 thématiques de travail

  • "Diffuser l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes", piloté par Philippe Hayat
  • "Asseoir un cadre fiscal durable pour l’entrepreneur", piloté par Marie Ekeland et Michel Taly
  • "Mobiliser tous les talents pour la création d’entreprise", piloté par Catherine Barba
  • "Proposer de nouvelles sources de financement pour les entreprises", piloté par Christophe Praud
  • "Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat « responsable »", piloté par Nicole Notat
  • "Stimuler toutes les formes d’innovation dans l’entreprise", piloté par Philippe Berna et Armelle Weisman
  • "Offrir à l’entrepreneur un accompagnement « global » et sur mesure", piloté par David Pouyanne
  • "Réussir la projection précoce des PME à l’international", piloté par Denis Jacquet et Franck Provost
  • "Inventer l’entreprise du « futur »", piloté par Christian Nibourel.

Les principales mesures

François H. a fait un geste envers le patronat en faisant une série d’annonces issues des 44 propositions des 9 groupes de travail, une petite caresse juste avant le dépôt à l’Assemblée nationale du projet de loi sur la reprise des sites rentables que Laurence Parisot qualifie déjà d’ "aberration".

Des mesures autour de trois grands axes :

1. Stimuler l’esprit d’entreprise et mobiliser tous les talents

  • Formalisation d’un programme éducatif sur l’esprit d’initiative et l’innovation dans le secondaire (de la 6ème à la terminale) et dans l’enseignement supérieur.
  • Mise en place dès l’été 2013 d’un fonds pour la création d’entreprises dans les quartiers les moins favorisés.
  • Création d’un dispositif Entrepreneur Etudiant, qui permettra à ceux qui créent une entreprise à l’issue de leurs études de continuer à bénéficier du statut d’étudiant.
  • Suppression de l’indicateur "040" du fichier Fiben de la Banque de France afin de favoriser le rebond des entrepreneurs (cet indice indiquait que l’entrepreneur avait déposé une fois le bilan en trois ans).
  • Création d’un "Visa entrepreneur" ou équivalent, pour attirer les jeunes talents étrangers en France.

2. Aider les entreprises à se développer

  • "Maisons de l’international" aux Etats-Unis et en Asie pour faciliter l’implantation de nos PME à l’étranger.
  • Incitation des grandes entreprises à investir dans les jeunes PME innovantes, par l’ouverture d’un droit à un amortissement fiscal de l’investissement.
  • Extension du champ des dépenses éligibles aux exonérations de charges sociales du statut Jeunes Entreprises innovantes (JEI) aux charges de personnel affectées à l’innovation.
  • Création d’un fonds pour l’innovation sociale de la BPI pour faciliter le développement des entreprises à caractère social et solidaire en France.
  • Création d’un "pass’ entrepreneur numérique" avec pour objectif d’améliorer l’accompagnement personnalisé de l’entrepreneur. Le Pass’ signalera les complexités administratives vécues par les entreprises.

3. Reconnaître la prise de risque de l’investissement au service de l’emploi

  • Réforme du régime des plus-values mobilières : plus de simplification et d’attractivité.
  • Dynamiser le segment boursier dédié aux PME et aux ETI.
  • La réforme du Plan Epargne en Actions : revalorisation du plafond à 150 000 euros et possibilité d’y investir en plus 75 000€ dans les PME et ETI.
  • La mise en place d’un cadre juridique de développement de la finance participative ("Crowdfunding") en France.

Pour aller plus loin :

Convention APLD : prorogation du dispositif

18 avr

L’expérimentation permettant d’abaisser de trois à deux mois la durée minimale de la convention d’activité partielle pour les salariés subissant une réduction d’activité en dessous de la durée légale pendant une période de longue durée est reconduite jusqu’au 31 juillet 2013.

SignatureCette diminution de la durée de la convention d’activité partielle de longue durée est issue d’un accord entre les partenaires sociaux conclu le 28 septembre 2012 sous la forme d’un avenant à l’ANI du 6 février 2012.

La durée totale de la convention d’APLD ne peut pas excéder 12 mois.

C’est la seconde fois qu’un décret proroge ce dispositif qui devait prendre fin au 30 septembre 2012, puis au 31 mars 2013.

Textes de référence :

Pour en savoir plus sur le dispositif APLD :

Les intentions de recrutement pour 2013

10 avr

L’enquête annuelle des besoins en main-d’œuvre vient d’être publiée par Pôle emploi.

Crédit photo : N. Salles

Crédit photo : N. Salles

Pôle emploi a adressé un questionnaire à 1,6 million d’établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement par secteur d’activité et par bassin d’emploi.

Pour Pôle emploi, cette enquête BMO permet :

  • d’anticiper les difficultés de recrutement ;
  •  d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers des formations ou des métiers en adéquation avec les besoins du marché du travail ;
  • d’informer les demandeurs d’emploi sur l’évolution de leur marché du travail et les métiers porteurs. 

Il ressort de cette enquête une croissance ralentie des intentions d’embauche pour 2013, avec +0,3% soit 1 613 100 projets, répartis dans les 388 bassins d’emplois français. Seulement 4 400 projets d’embauche supplémentaires sont comptabilisés pour l’année 2013.

18,0% des établissements envisagent de recruter en 2013 (17,7% en 2012), ce qui se traduit par une légère baisse du nombre moyen d’intentions d’embauche par établissement recruteur (3,8 contre 3,9 en 2012).

49,4% des intentions de recrutement sont des CDI, des CDD et des missions d’intérim de 6 mois ou plus. Une précarisation de l’emploi continuera donc en 2013 avec une majorité de CDD ou de mission d’intérim de courte durée.

Les employeurs expliquent leur réticence à recruter au vu de la conjoncture économique toujours aussi défavorable. D’ailleurs, la part des employeurs prévoyant une hausse de leur activité dans les trois à cinq années à venir s’est légèrement tassée, passant de 31,4% en 2012 à 29,7% pour 2013.

Dans cette enquête, Pôle emploi revendique son statut d’intermédiaire privilégié pour le recrutement puisque 7 employeurs sur 10 pensent solliciter son aide, notamment pour les recrutements d’emplois durables ou jugés difficiles. Revendication étonnante étant donné que les offres de Pôle emploi ne représentent que 38% du marché du travail et que notamment les TPE ont très peu recours à Pôle emploi.

Les métiers les plus recherchés concernent l’hôtellerie-restauration avec 14% des intentions d’embauche, les services aux entreprises (12%) et la santé-action sociale (12%).

Néanmoins, ces métiers requièrent un faible niveau de qualification et par conséquent une faible rémunération qui n’est pas encourageante pour les demandeurs d’emploi et qui ne leur apporte aucune reconnaissance professionnelle.

Le secteur de la construction est le plus touchée par cette baisse des recrutements, -11% par rapport à 2012, ne représentant plus que 6% des besoins en main-d’œuvre.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 32 followers

%d bloggers like this: