75 millions de jeunes au chômage

23 mai

Selon le rapport de l’OIT « Tendances mondiales de l’emploi des jeunes en 2012 », le chômage des jeunes a augmenté de 4 millions depuis 2007 pour atteindre 75 millions de chômeurs en 2012.

Crédit photo : www.ilo.org

Le taux de chômage global devrait être de 12,7%, soit un point de plus qu’en 2007.

Les projections pour 2012-2016 ne sont guère rassurantes avec un marché de l’emploi des jeunes qui ne va pas s’améliorer.

Augmentation mondiale

Les augmentations les plus importantes sont constatées dans les économies développées et l’Union européenne, en Europe centrale et du sud-est (hors UE), dans la CEI, en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie du Sud. Force est de constater que peu de progrès ont été réalisés pour réduire l’impact de la crise économique.

En outre, l’Afrique du Nord, déjà fortement touchée par le chômage, enregistre une hausse de 5% suite au « printemps arabe ».

En Asie orientale, le chômage des jeunes est de 2,8 fois plus élevé que celui des adultes.

Abandon du marché du travail

Cette forte hausse du chômage a des conséquences néfastes à la fois sur l’employabilité des jeunes et sur leur futur salaire.

Les jeunes sont découragés et abandonnent le marché du travail. Ils retardent leur entrée sur le marché du travail en rallongeant leurs études.

Cet abandon du marché du travail touche 6,4 millions de jeunes, notamment dans les économies développées et l’Union européenne.

Si le taux d’abandon est inclus dans le taux du chômage des jeunes, alors le taux global du chômage passerait de 12,6% à 13,6%.

Vers des contrats précaires

Etant donné le taux de chômage et leur entrée tardive sur le marché du travail, ces jeunes se retrouvent obliger d’accepter des emplois temporaires ou à temps partiel, souvent en-dessous de leurs compétences.

La transition vers un travail décent ne cesse d’être retardée. L’OIT pointe un manque de flexibilité du marché du travail. En effet, cette flexibilité pourrait être une des solutions pour améliorer l’emploi des jeunes sans créer un risque potentiel pour l’employeur dans la mesure où le recrutement s’avère inadéquat.

Cette transition est encore plus marquée dans les pays en voie de développement. Les jeunes acceptent des emplois sous payés, voire non rémunérés, au service d’entreprises ou de fermes familiales.

Instruction et taux d’emploi

Selon l’OIT, le taux d’emploi des jeunes est plus important lorsque les jeunes ont poursuivi des études et ne s’arrêtent pas à l’école primaire.

Néanmoins, dans les économies en voie de développement, le taux d’emploi des jeunes diplômes demeurent faible dans la mesure où les postes disponibles sont rares et dans des secteurs de niche.

Pour améliorer l’employabilité des jeunes et leur accès au marché du travail, l’OIT propose que le secteur de la formation se renouvelle sans cesse en fonction du marché du travail pour créer une adéquation entre l’offre et la demande de compétences.

En outre, ce qui préoccupe le plus l’OIT sont les 10% de jeunes, identifiés comme « NEET » (« Not in education, employment or training ») dans les économies développées.

Préconisations de l’OIT

Pour l’OIT, au vu du taux de chômage des jeunes qui touchent globalement le monde, la priorité doit être les politiques de l’emploi en faveur des jeunes, à savoir : des mesures fiscales encourageant l’embauche des jeunes, des subventions en faveur des salaires et de la formation, l’amélioration de la qualité du travail, la création de partenariats entre les gouvernements, le patronat et les syndicats et le soutien aux systèmes d’information et d’analyse du marché du travail.

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Allemagne vs France : précarité & chômage

21 mai

Chaque Mercredi, depuis le 30 novembre dernier, le site de « L’atelier de l’emploi » associé au site corporate de Manpowergroup France publie une infographie sur l’écosystème de l’emploi.

Cette semaine, en collaboration avec Le Figaro, « L’atelier de l’emploi » nous propose une comparaison de l’emploi et des systèmes d’indemnisation du chômage en Allemagne et en France.

A première vue, l’Allemagne semble mieux s’en sortir que la France avec un taux de chômage des jeunes de 8,5% contre 23,2% pour la France. L’Allemagne a évité de nombreux licenciements dans l’industrie notamment par un recours systématique au chômage partiel, par la mise en oeuvre de ses accords « compétitivité-emploi » et par une production qualitative.

Néanmoins, le système d’indemnisation du chômage allemand crée une précarisation à la fois du demandeur d’emploi et du salarié par une offre raisonnable d’emploi autorisant un salaire horaire de 1euro, par une indemnisation chômage plus courte et par des minima sociaux plus faibles.

En 5 ans, le taux de travailleurs pauvres (gagnant moins de 940 euros par mois) a augmenté de 50% en Allemagne contre 8% en France.

Choix cornélien : faut-il donc avoir de mauvais chiffres du chômage par une inadéquation de l’offre et de la demande d’emploi ou un taux de chômage faible obtenu par un appauvrissement des salariés ?

Infographie : Le Figaro

Infographie : Le Figaro

Infographie : Le Figaro

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L’emploi d’ici 2020

21 mai

Le cabinet de conseil Mc Kinsey vient de publier une étude sur l’emploi en France d’ici 2020.

Crédit Photo : turquie-fr.com

Partant du constat de la hausse continue du chômage et de nombreuses destructions d’emplois passées et à venir dans les secteurs privé et public, le cabinet propose de réformer structurellement le marché de l’emploi notamment en réduisant l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences et en dynamisant les créations d’emplois.

Faible taux d’activité

La France a subi un décrochage de son PIB par habitant par rapport à l’Union européenne à 15. Désormais, la France est au 11ème rang, ne devançant que l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce.

Un faible taux d’activité de la population française allié à un taux de chômage élevé constitue un frein réel à la progression de son PIB.

Certes les emplois précaires, CDD ou intérim, ne représentent que 13% du marché de l’emploi mais 60% d’entre eux ont été détruits depuis  la crise économique de la mi-juillet 2008.

Le marché du travail est vacillant à partir du moment où les emplois servant de variable d’ajustement sont supprimés.

Taux de croissance du PIB de 2,1%

Afin de redresser le marché de l’emploi, le cabinet de conseil Mc Kinsey s’est appuyé sur un scénario avec une croissance du PIB de 2,1%. Pour ce faire, le taux de chômage de la France devrait être de 5,5% portant le taux d’activité à une moyenne européenne de 72,7% avec une création nette de 240 000 emplois par an.

La France doit donc plus que doubler ses créations d’emplois annuelles afin de maintenir son niveau de prospérité.

Pénurie de diplômés

D’ici dix ans, la France sera confrontée à la fois à une pénurie de diplômés et à un manque d’emplois pour les non diplômés. Ce paradoxe révèle une inadéquation croissante entre l’offre et la demande de compétences.

Ce manque s’élèverait à 2,3 millions de diplômés d’ici 2020 contre 2,3% de non diplômés inactifs.

Dynamisation de l’emploi

D’ici 2020, le cabinet de conseil Mc Kinsey préconise 5 grandes actions :

  1. Réformer les conditions de l’emploi des seniors pour augmenter le taux d’activité
  2. Assurer la montée en compétence de la main-d’œuvre et mieux adapter ces compétences aux besoins d’une économie du savoir
  3. Améliorer la compétitivité-coût du travail et lui donner davantage de souplesse
  4. Adopter des stratégies de croissance ciblées sur les gisements de création d’emplois pour tous les actifs, diplômés ou non
  5. Améliorer les mécanismes d’ajustement entre offre et demande de main-d’œuvre pour garantir l’efficacité et l’efficience des politiques de l’emploi notamment en simplifiant l’organisation et en clarifiant la mission des différents acteurs du SPE mais aussi en amenant le niveau de service de Pôle emploi au rang des meilleurs pratiques européennes.

Le marché de l’emploi ne redeviendra dynamique qu’en augmentant le taux d’activité et en solutionnant l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences.

Bien que des politiques de l’emploi en faveur des seniors, de la formation professionnelle tout au long de la vie, de la professionnalisation des cycles universtaires,… ont été mises en œuvre durant les cinq dernières années, le cabinet de conseil Mc Kinsey revient sur des préconisations qui ont dû mal à exister concrètement, sur le terrain, sur le marché de l’emploi.

 

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Good morning….Chômage !

17 mai

Hier soir, l’Unédic a publié ces prévisions de l’assurance chômage pour les années 2012-2013.

Crédit photo : elysee.fr

Selon l’Unédic, en 2011, 79 300 emplois affiliés à l’assurance chômage ont été créés.

En 2012, les destructions d’emplois affiliés à l’assurance chômage se porteraient à -74 100 postes. Selon les prévisions de l’Unédic, les créations d’emploi prévu au second semestre 2013 ne couvriront pas les destructions d’emploi qui devraient s’élever à +17 200 postes.

En 2011, 147 000 demandeurs d’emploi de catégorie A se sont inscrits à Pôle emploi. Au vu de la conjoncture, +50 000 demandeurs d’emploi supplémentaires devraient s’inscrire chaque trimestre pour atteindre +178 500 inscrits en 2012.

Pour mémoire, selon la DARES, fin mars 2012, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’établissait à 2 884 500, soit une augmentation annuelle de +193 300.

Pour 2013, l’Unédic prévoit +40 000 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A par trimestre. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A devrait atteindre 3 155 100, soit +128 300 inscrits sur l’année.

En 2012, le nombre de demandeurs indemnisables continuerait à progresser, +157 000 puis ralentirait légèrement en 2013 +144 000.

Quant à l’enquête BMO 2012 de Pôle emploi, elle prévoit 66 300 embauches pour l’année 2012. Cette prévision d’embauches est loin de couvrir le nombre de demandeurs d’emploi évalué par l’assurance chômage. Le déficit de l’assurance chômage va encore se creuser.

Selon l’Unédic, la variation de trésorerie de l’Assurance chômage pourrait présenter un déficit de -3,0 milliards d’euros en 2012 et de -4,1 milliards d’euros en 2013.

La situation financière de l’Assurance chômage serait alors de -14,1 milliards d’euros à fin 2012 et de -18,2 milliards d’euros à fin 2013.

Il apparaît donc que l’offre et la demande d’emploi ne seront pas encore en adéquation cette année.

J’attends donc avec impatience les nouvelles mesures en faveur du retour à l’emploi de notre nouveau gouvernement, en dehors du « coup de pouce du SMIC » ou de la réforme de la “réforme des retraites”, composé notamment de :

    • M. Michel Sapin, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social ;
    • M. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif ;
    • Mme Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique ;
    • Mme Sylvia Pinel, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme ;
    • M. Pierre Moscovici, ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur ;
    • M. Jérôme Cahuzac, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur, chargé du budget ;
    • M. Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l’économie sociale et solidaire ;

Et …

  • Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé ;
  • Mme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées ;
  • M. Manuel Valls, ministre de l’intérieur ;
  • Mme Nicole Bricq, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ;
  • M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports et de l’économie maritime ;
  • Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement ;
  • Mme Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique ;
  • M. Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale ;
  • Mme George Pau-Langevin, ministre déléguée auprès du ministre de l’éducation nationale, chargée de la réussite éducative ;
  • M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères ;
  • M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes ;

Décret du 16 mai 202 relatif à la composition du gouvernement

 

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Le contrat unique d’insertion étendu à Mayotte

14 mai

En complément de l’extension du RSA à Mayotte au mois de janvier 2012, le contrat unique d’insertion est étendu et adapté selon le code du travail applicable à Mayotte

Crédit Photo : leblognote.info

Le contrat unique d’insertion est soit un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), soit un contrat initiative emploi (CIE).

Convention individuelle

Préalablement à la conclusion du CAE ou du CIE, une convention individuelle initiale est conclue.

La convention individuelle du contrat unique d’insertion comporte :

  • des informations relatives à l’identité du bénéficiaire et à sa situation au regard de l’emploi, des allocations dont il bénéficie et de sa qualification ;
  • des informations relatives à l’identité et aux caractéristiques de l’employeur ;
  • des informations relatives à la nature, aux caractéristiques et au contenu du contrat de travail conclu avec le salarié ;
  • les modalités de mise en oeuvre de la convention individuelle, notamment : la nature des actions de formations prévues au cours du CAE ou du CIE ; l’indication qu’une ou plusieurs périodes d’immersion auprès d’un autre employeur ;  le nom du référent et l’organisme dont il relève ;  le nom et la fonction du tuteur ;  le taux de prise en charge servant au calcul de l’aide versée à l’employeur et le nombre d’heures de travail auquel il s’applique ;  l’identité de l’organisme ou des organismes en charge du versement de l’aide financière et les modalités de versement ; les modalités de contrôle par l’autorité signataire de la mise en oeuvre de la convention.

La convention individuelle peut être modifiée avant son terme avec l’accord des trois parties.  La convention signée est transmise à l’Agence des services et de paiement (ASP).

En cas de suspension ou de rupture du contrat de travail, l’employeur informe, dans un délai de 7 jours francs, à la fois l’autorité signataire et le ou les organismes chargés du versement des aides.

En cas d’infraction, l’employeur devra reverser les aides perçues.

La durée maximale de la convention individuelle, fixée à 24 mois peut être prolongée pour la durée de la formation suivie par le salarié restant à courir et dans la limite de 60 mois.

Pour les personnes âgées de 50 ans plus, la convention individuelle d’une durée de 24 mois, peut être prolongée par avenants successifs d’un an ou plus, dans la limite de 60 mois.

L’employeur doit motiver cette prolongation en précisant les actions de formations réalisées et à venir ou la réalisation d’une période d’immersion.

Contrat de travail

La durée du CAE ou du CIE ne peut être inférieure à 20 heures hebdomadaires, sauf lorsque la convention le prévoit en vue de répondre aux difficultés particulières de l’intéressé.

Le contrat de travail est soit un CDI, soit un CDD.

Le programme prévisionnel de la répartition de la durée du travail sur l’année ou sur la période couverte par le contrat de travail est indiqué dans le contrat de travail et peut être modifiée en respectant un délai de prévenance de 15 jours.

Accompagnement

Au sein de l’organisme d’accompagnement, un référent est nommé. Il est chargé d’assurer le suivi du parcours d’insertion professionnelle du salarié en CAE ou en CIE.

Pour le bénéficiaire du RSA, le référent peut être le même qui assure habituellement le suivi de l’allocataire par les services concernés.

Au sein de l’entreprise, un tuteur est nommé pour assurer le suivi du salarié en CAE ou en CIE.

Pour être tuteur, le salarié doit justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 2 ans. Il ne peut suivre plus de 3 salariés en CAE ou en CIE.

Ses missions sont :

  • participer à l’accueil, aider, informer et guider le salarié en CAE ou en CIE ;
  • contribuer à l’acquisition des savoir-faire professionnels ;
  • assurer la liaison avec le référent désigné ;
  • participer à l’établissement de l’attestation d’expérience professionnelle avec le salarié concerné et l’employeur qui est remise au moins un mois avant la fin du contrat de travail.

Lorsque l’Etat prend en charge tout ou partie des frais engagées au titre d’une formation, les modalités de ladite formation sont mentionnées soit dans la convention individuelle, soit dans un avenant.

Aide financière et exonérations

L’aide financière est versée à l’employeur mensuellement par l’Agence de services et de paiement (ASP) ou par le département.

La participation mensuelle du Département au financement de l’aide est égale à 88 % du montant forfaitaire applicable à un foyer composé d’une seule personne, dans la limite de l’aide effectivement versée.

Ce taux de prise de 88% peut être majoré par le département.

Néanmoins, pour les CAE de 7 heures hebdomadaires, à titre expérimental, le taux de participation mensuelle du département est réduit à 45%.

A compter de la date d’embauche, l’employeur envoie trimestriellement tous les justificatifs attestant de l’effectivité de l’activité du salarié.

Les frais de formation pris en charge par l’Etat sont calculés sur une base forfaitaire par heure de formation dispensée et dans la limite de 400 heures. Le montant horaire de l’aide forfaitaire est fixé par arrêté préfectoral.

Lorsque le CAE ou le CIE est suspendu sans que soit maintenue la rémunération du salarié, l’aide afférente à la période de suspension n’est pas versée.

Si la rémunération est maintenue partiellement, l’aide sera calculée au prorata de la rémunération effective versée par l’employeur.

En cas de rupture du contrat de travail à l’initiative de l’employeur avant la fin de la convention individuelle, celle-ci est résiliée de plein droit.

Lorsque le CAE ou le CIE est un CDI, les aides perçues par l’employeur ne font pas l’objet d’un reversement en cas de :

  • licenciement pour faute grave du salarié ;
  • licenciement pour force majeure ;
  • licenciement pour inaptitude médicalement constatée ;
  • licenciement pour motif économique notifié dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ;
  • rupture du contrat au cours de la période d’essai.

Lorsque le CAE ou le CIE est un CDD, les aides perçues par l’employeur ne font pas l’objet d’un reversement en cas de :

  • rupture anticipée résultant de la volonté claire et non équivoque des parties ;
  • rupture anticipée pour faute grave ;
  • rupture anticipée pour force majeure ;
  • rupture anticipée au cours de la période d’essai.

Ces modalités s’appliquent également aux exonérations dont bénéficie l’employeur. En effet, les embauches réalisées en CAE donnent droit à l’exonération des cotisations à la charge de l’employeur au titre du régime d’assurance maladie-maternité, du régime de base obligatoire pour les prestations familiales et du régime de retraite de base obligatoire de sécurité sociale applicables à Mayotte, pendant la durée de la convention.

Périodes d’immersion

La convention individuelle peut prévoir des périodes d’immersion auprès d’un ou de plusieurs autres employeurs. Dans le cas contraire, un avenant est porté au CAE mentionnant cette ou ces périodes d’immersion.

Un salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir refusé d’effectuer une période d’immersion ou pour avoir décidé d’y mettre fin.

La durée de chaque période d’immersion ne peut excéder un mois. La durée cumulée de l’ensemble des périodes d’immersion effectuées au cours du CAE ne peut représenter plus de 25 % de la durée totale du contrat.

Chaque période d’immersion fait l’objet d’une convention de mise à disposition conclue à titre gratuit entre l’employeur du salarié sous contrat d’accompagnement dans l’emploi et l’employeur auprès duquel elle sera effectuée. Cette convention peut prévoir la possibilité d’effectuer plusieurs périodes d’immersion auprès d’un même employeur.

La convention de mise à disposition est transmise par l’employeur du salarié sous CAE, pour agrément, au plus tard deux mois avant la date prévue pour le début de la période, soit à Pôle emploi, soit au conseil régional.

L’organisme destinataire de la convention de mise à disposition transmet à l’ASP un document dont le modèle est fixé par arrêté ministériel signalant chaque période d’immersion agréée et comportant les indications nécessaires au suivi statistique.

Pour en savoir plus : « Le RSA étendu à Mayotte » (06/01/2012)

Décret n° 2012-657 du 4 mai 2012 relatif au traitement de données à caractère personnel mis en oeuvre pour la gestion du contrat unique d’insertion

Décret n° 2012-658 du 4 mai 2012 portant extension et adaptation du contrat unique d’insertion au Département de Mayotte

Décret n° 2012-661 du 4 mai 2012 portant extension et adaptation du contrat unique d’insertion au Département de Mayotte

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